Irma Barry-Schmitt – Une comédienne Allemande toujours en mouvement !

PORTRAIT DE VOIX By STUDIOS VOA

IRMA BARRY-SCHMITT – Une comédienne toujours en mouvement !

PARTIE 1 : De l’Allemagne à la France, rencontre avec une europetrotteuse dans l’âme !

 

On dit que les voyages forment sa jeunesse… Dans ce nouveau Portrait de Voix, STUDIOS VOA vous fait découvrir le passionnant parcours de la comédienne et Voix Allemande : Irma Barry-Schmitt. Une talentueuse artiste pleine d’énergie !

Extrait de l’Interview audio à écouter ci-dessus.

« Bonjour Irma, tu es originaire d’Allemagne et tu as un parcours artistique aussi riche que tous les pays que tu as pu traverser dans ta carrière ! Peux-tu nous raconter ton histoire ? »

Portrait de Voix by Studios VOA_Irma Barry Schmitt comédienne Allemande« Il faut savoir que déjà, après le bac, je voyageais beaucoup. Mais je n’étais pas très attirée par le métier de comédien, ce qui est assez drôle finalement. Pour commencer j’ai fait des études de littérature en Allemagne. J’ai alors fait beaucoup de théâtre et de danse et j’ai été amenée à jouer par hasard dans une pièce. Et tout d’un coup, j’étais au théâtre jour et nuit, et je ne m’en rendais même pas compte ! Quand les gens me demandaient si je continuais mes études, je disais que oui, mais en fait pas du tout !

Et puis j’ai eu envie d’aller voir ailleurs. J’ai donc visité d’autres écoles à Londres, Copenhague, à Paris et à Bruxelles. Et à l’époque, mes parents m’ont dit «si tu pars à l’étranger, on ne te soutient plus du tout». J’ai dit «OK» et je suis partie avec ma petite valise à Bruxelles. C’était marrant car j’étais dans une classe où j’étais la seule à lever le bras à la question «Qui ne parle pas français ?». C’était difficile aussi, car je suis quelqu’un qui parle beaucoup et qui joue beaucoup avec la parole, notamment en improvisation. Mais finalement c’était très bien pour ma créativité. Je suis restée dans cette école pendant 2 ans et en parallèle, j’arrivais à financer mes études car je continuais à tourner dans des séries en Allemagne. »

« C’était important pour toi de continuer à travailler en Allemagne ? »

« Oui. Tout d’abord parce que je parlais dans ma langue. En Français, j’ai un accent et je fais avec, je n’y pense plus et ça ne me stress plus. Quand je suis au théâtre, je travaille en français mais on ne me demande jamais d’enlever mon accent. Je ne vais jamais passer pour une française, donc je vais de toute façon jouer des rôles de personnes étrangères. Ce n’est pas évident car tu ne peux pas faire comme tout le monde, tu es toujours un peu à part.

D’un autre côté, dans les périodes où on travaille moins, c’est facile de dire que c’est parce qu’on a un accent. Mais non, il faut faire avec. D’autant qu’aujourd’hui on est dans une dimension Européenne et qu’un réalisateur peut donc, par exemple, proposer le personnage d’une infirmière ayant un accent. Donc même pour les séries, je me dis que si je ne tourne pas, ce n’est pas forcément la faute de mon accent. »

« Tu faisais donc des études à Bruxelles, qu’est-ce qui t’a amenée à t’installer en France par la suite ? »

« En fait, quand j’ai arrêté l’école à Bruxelles, on m’a engagée dans une comédie musicale en Allemagne et je suis tombée amoureuse d’un comédien français qui vivait à Marseille. Quand j’ai arrêté la comédie musicale par la suite et que je voulais vraiment venir en France, l’histoire était finie, mais je suis rentrée en France.»

« Il y a une chose qui t’a particulièrement étonnée quand tu es arrivée en France ? »

« Le système d’intermittent du spectacle m’a vraiment étonnée. Je n’ai rien compris. Ça n’existe pas en Allemagne et ça m’a le plus étonnée.  »

« Comment est-ce que ça fonctionne en Allemagne ? »

« Tu es payé et c’est tout. Mais soit tu es bien payé, soit tu ne tournes pas. Donc ce n’est pas évident.»

« Et comment est-ce que tu as découvert la voix off ? »

« J’ai découvert la voix off en Allemagne avant de venir en France. J’ai fait beaucoup de narration pour des histoires. J’ai travaillé avec mon frère qui était ingénieur du son dans une grande agence de pub. On allait même la nuit dans le studio pour s’entraîner.»

« Qu’est-ce qui te plaît dans la voix ? »

Avec la voix, tu laisses à la personne qui écoute son imagination, et je trouve ça vraiment beau !
« J’adore jouer des personnages qui ne me ressemblent pas. Parce que dans l’image, on te donne souvent des rôles qui correspondent à ce que tu dégages physiquement. Ce qui est normal. Alors que dans la voix off, je peux jouer des filles de 13 ans, de 10 ans… De temps en temps je joue même des princesses, des serpents, des méchants, des gouvernantes, des grands-mères et j’adore jouer sans que l’on me voit ! C’est peut-être l’âge mais quand je rentre en studio, je passe par la porte et personne ne va me regarder. C’est tellement bien de jouer avec la voix ! Tout passe par la voix et on peut donner de la voix à tout ! C’est génial ! Avec la voix tu peux jouer Super Woman ou faire rêver… C’est possible aussi avec l’image, mais avec la voix tu laisses à la personne qui écoute son imagination, et je trouve ça vraiment beau !  »

Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite du Portrait de Voix d’Irma !

 

 

 

Posted on mai 12, 2015 in Comédiens voix off, Portrait de voix, STUDIOS VOA

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